La danse saidi provient du peuple Saidi de Haute Egypte, entre Gizeh et Edfu. Normalement, la danse Saidi est vigoureuse, énergique et très "terrienne". Le danseur utilise un ou deux batons de bambou.
Il existe deux types de danse Saidi avec baton: RAKS ASSAYA et TAHTIB.
Le mot Tahtib signifie " qui danse avec des batons" , c'était à l'origine une sorte de lutte entre hommes pour démontrer son pouvoir. Tahtib est une forme plus ancienne des arts martiaux
égyptiens qui a survécu aux temps des pharaons, époque à laquelle on peignait ce type de danse sur les murs des temples et que les soldats apprenaient.
Le Tahtib était considéré, à cette époque, comme un entrainement à la guerre et les anciens égyptiens pratiquaient des variantes de l'escrime avec baton ainsi que la lutte avec baton, comme un
tribu au pharaon.
Ce type d'escrime fut probablement la base de l'actuel système de lutte utilisé en combat d'épée et de sabre comme le bukko de bois du Kendo qui par la suite développa son propre système avec ses
règles et ses méthodes.
Le bâton de lutte apparut pour être utilisé comme arme sur les champs de bataille.
Il y avait des avantages à enseigner la lutte avec bâton plutôt que d'autres sports de combats comme la lutte par exemple, et le principal avantage est que l'armée égyptienne se
maintenait en forme pour le combat..
Comme d'autres arts martiaux dans le monde, la danse avec la cane ou bâton, est culturellement en relation avec des danses et des musiques traditionnelles, comme la Capoiera au brésil
et le Silat d'indonésie.
Le Tahtib est une forme particulière d'art qui combine de réels aspects de combat avec des aspetcs esthétiques et le concept de jeu.
Il y a 5 stades , aires différentes de stade dans l'apprentissage du Tahtib et une personne reconnue pour sa maitrise et son axpertise de l'une d'elle ne connaît pas nécessairement grand chose
des autres.
Le style moderne, très chorégraphié et représenté sur les scènes de sspectacle du moyen-orient est loin de la nature sauvage du jeu vu dans les festivals et autres événements sociaux ou les coups
réels se mélangent au jeu feint.
Les anciennes hiéroglyphes égyptiennes indiquaient que le Tahtib, tout comme le Sebekkah, furent les premiers styles
de lutte employés par les militaires égyptiens.
Les familles royales étaient entrainées à un style avancé de ses arts depuis un très jeune âge pour éviter les tentatives d'assassinat..
Beaucoup de connaissances de se qui se savait de tahtib et de Sebekkah s'est perdu, mais il demeure quelques pratiquants parmis les égyptiens.
Il n'y a pas de référence historique qui permette de savoir comment s'est crée le Tahtib.
En revanche, il y a une première référence au pharaon Menes ( c305-285BCE), qui a unifié l'égypte et dont le but était d'avoir la plus grande armée du monde.
On suppose qu'il a invité les meilleurs guerriers de toute l'Afrique, l'Inde et autres lieux du Moyen Orient à s'entrainer au sein de son armée.
Ce fut probablement le catalyseur des premiers jeux olympiques. Des éléments du Tahtib se retrouvent dans les arts martiaux du monde entier comme l'escrime, la lutte philipine avec bâton, le
kung-fu ( bak mei), pencat silat, krav maga, muay tahi, hwa rang do, ninjitsu et divers styles de capoeira.
Le Tahtib a évolué au fil du temps pour ne devenir qu'un style de danse avec bâton. La danse avec bâton appartient aux danses folkloriques. Le bâton est considéré comme un
symbole de masculinité, un symbole quasiment phallique.
Bien qu'à l'origine cette danse soit exclusivement masculine, des femmes dansent de la même façon que les hommes, habillées comme des hommes et entourées d'autres femmes.
Une autre version féminine de cette danse s'est développée avec un style plus coquet et généralement moins agressif . Ce style fait partie intégrante de la danse orientale aujourd'hui.
Le bâton utilisé est dans ce cas là plus fin, plus léger et décoré de sequins ou de papier métalique.
Les luttes avec bâton étaient utilisées pour mettre fin aux disputes entre les membres de familles rivales , particulièrement dans les zones rurales. Les danses masculines sont très
spectaculaires et viriles , à ne pas confondre avec les danses coquettes des femmes!
Le Tahtib est une danse très utilisée dans des occasions comme les mariages, les fêtes de bienvenue et les fêtes de récolte.
Les hommes la pratiquent aussi comme un passe-temps et comme une discipline d'auto défense.
Le bâton mesure environ, 1,20 mètres et porte le nom de Asa, Asaya, Assaya ou Nabboot. Souvent, on l'utilise en dessinant un grand huit près du corps avec une telle vitesse et énergie
que l'on entends le bâton siffler dans les airs.
Il existe d'autres variantes comme sa pratique sur le dos d'un cheval, l'instrument mesure alors 3,5 mètres.
La version féminine est beaucoup plus élégante et féminine et imite légèrement le Tahtib.
Une histoire raconte que cette danse féminine est une parodie de la danse masculine. Les danseuses effectuent des mouvements doux et se vantent de controler avec moindre effort leur
bâton, plus petit et plus léger.
Elles utilisent le batôn en mettant audacieusement en valeur les mouvements de leur corps. Dans certaines occasions les hommes imitent également le style féminin.
La danse avec bâton peut se danser en couple ou en groupe d'hommes et de femmes. La tenue traditionnelle masculine est composée d'un long pantalon, de deux tuniques ( galabeyas) avec de larges
manches et un col arrondi ainsi que d'une large écharpe enroulée autour de la tête.
Les femmes, elles, portent une tenue de Baladi avec une ceinture à pièces ou une écharpe nouée autour des hanches et d'un foulard sur la tête.
La musique utilisée dans la danse Tahtib s'accompagne d'un Tahvol et d'une sorte de cornemuse au son strident.
Le T ahvol est un tambour à double face avec une sangle qui permet au percussionniste de porter l'instrument devant lui de façon à pouvoir jouer sur ses deux faces à l'aide de deux
bâtons.
La main droite utilise un bâton plus lourd avec une tête arrondie pour jouer les " DUMS" , qui dirige le tempo du rythme tandis que la main gauche utilise un bâton léger pour produire un
staccato rapide ( kahs).
La musique Saidi s'interprête normalement avec des istruments traditionnels comme la Rababa ( l'ancêtre du violon actuel), le Mizmar ( sorte de flûte au bout évasé qui émet un long son) et divers
instruments comme le dumbeck ou la tabla
baladI
traduit de l'espagnol par Marysol.
auteur: Ashraf Hassan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander